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les collections

restaurations et dépôts

La muse d'André Chénier

Denys Puech (1854-1942)
Vers 1888
Esquisse en plâtre
Dépôt du Musée d'Orsay, Paris, en 2010
Inv. MRF D 2010-7

Dans la mort d'André Chénier (1762-1794), poète et polémiste anti-jacobin exécuté pendant la Terreur, le XIXe siècle romantique a vu un archétype de l'assassinat du Poète, comme en témoigne aussi le tableau de Charles-Louis Muller dans lequel il est placé au centre de la composition (salle de la République).


Les sculptures déclinées par Puech (marbres, plâtres, bronzes) à partir de ce modèle ont été parfois considérées comme un monument de réconciliation républicain contre la violence révolutionnaire. La tête coupée de Chénier rappelle aussi celle de Julien Sorel, héros du roman de Stendhal, Le Rouge et le Noir (1830).

Le Courage héroïque du jeune Désilles, le 31 août 1790, à l'affaire de Nancy

Jean-Jacques François Le Barbier
(1738-1826)
1794
Huile sur toile
Dépôt du Musée des Beaux-arts de Nancy en 2010
Inv. MRF D 2010-6

L'affaire de Nancy est une mutinerie qui prit une tournure politique de portée nationale. La garnison de la ville, dont les Suisses de Châteauvieux, s'opposait au commandement militaire sur des points de discipline. Cette rébellion fut matée dans le sang par le général Bouillé. Avant que les combats fratricides n'éclatent devant la porte Stainville, André
Désilles (1767-1790), officier d'un des régiments mutins tenta de s'interposer en empêchant la mise 15 à feu des canons. Cette action héroïque ne servit à rien et il mourut de ses blessures deux mois plus tard. Son geste remarqué suscita l'émotion et la reconnaissance de l'Assemblée qui commanda un tableau commémoratif dont l'exécution fut confiée à Le Barbier. Le peintre mit un point d'honneur à se documenter précisément sur l'action, les lieux où, fait exceptionnel, il se rendit et la physionomie du héros. Pendant la gestation du tableau, les positions politiques concernant l'affaire de Nancy évoluèrent considérablement et de condamnés au bagne en 1790, les Suisses de Châteauvieux furent libérés et fêtés à Paris en avril 1792, modifiant totalement la perception de l'événement de Nancy et plaçant ainsi le geste de Désilles dans l'ambiguïté. Non sans entorses à la réalité et découragement Le Barbier acheva son tableau monumental qui fut exposé au Salon de 1795. Après le Serment du Jeu de paume de David inachevé, cette oeuvre est la meilleure illustration des difficultés à représenter un événement dans le temps révolutionnaire.

Casimir Perier (1777-1832)

Pierre-Jean David d'Angers (1788-1856)
1830
Médaillon en bronze
Dépôt des Bibliothèques de Grenoble en 2010
Inv. MRF D 2010-4

David d'Angers exécuta le portrait de profil de Casimir Perier en 1826 lorsque ce dernier s'opposait vivement au ministère Villèle sous la Restauration. La diffusion de son portrait au début de la monarchie de juillet servit la popularité de cette figure incontournable de l'opposition libérale. Casimir Perier fut nommé à la présidence du conseil et au ministère de l'Intérieur par Louis- Philippe en mars 1831. Encadré avec un autre portrait de profil en médaillon dû au talent de Jean-Auguste Barre daté de la même époque, le médaillon de David d'Angers sera présenté dans le courant de l'année 2011 salle Perier au niveau 3.

Charlotte Corday

Antony Samuel dit Adam Salomon (1818-1881)
1848
Bas-relief en plâtre
Dépôt du Musée des Beaux-arts d'Orléans en 2010
Inv. MRF D 2010-2

Tout au long du XIXe siècle, la figure de Charlotte Corday est présente dans l'imaginaire collectif des Français. Elle accompagne l'évolution politique du pays comme une héroïne nationale susceptible de rallier à la fois les républicains et les monarchistes. Ses effigies se confondent parfois avec celles de la Liberté ou de Marianne qui finira par s'imposer définitivement à partir des années 1880.

Le bas-relief d'Adam Salomon connut un tel succès sous la Deuxième République qu'il fut copié et contrefait jusqu'à susciter l'irritation de son auteur, fort mécontent de perdre les bénéfices de sa création. OEuvre restaurée par Olivier Rolland.

Combat de Courtray, 11 mai 1794

François-Mathieu Latil (1796-1890)
1836
Huile sur toile
Dépôt du Musée du Louvre en 2010
Inv. MRF D 2010-1

Durant le printemps 1794 les armées françaises prirent l'initiative d'une vaste opération militaire contre la coalition sur les frontières belges qui aboutira à la victoire décisive de Fleurus le 26 juin. Situé par delà la Lys au nord de la ville investie depuis le 26 avril, le combat meurtrier de Courtrai mené contre les Autrichiens par le général Joseph Souham, fut un des épisodes marquants de cette campagne. Le tableau fut commandé par le roi Louis-Philippe pour une salle du musée historique du château de Versailles consacrée entièrement à cette offensive glorieuse qui conforta la République. OEuvre restaurée au C2RMF-Versailles par Marielle Doyon-Crimail (couche picturale).

Portrait présumé de Marie Vignon

Anonyme
(vers 1577-1657)
Premier quart du XVIIe siècle
Huile sur toile
Dépôt du Musée de Grenoble en 2009
Inv. MRF D 2009-2




Selon une tradition ancienne le portrait donné par Alexandre Debelle en 1862 au Musée de Grenoble serait celui de Marie Vignon. Son identification présumée n'est pas totalement en contradiction avec les autres portraits connus de la seconde épouse de François de Bonne, sans pour autant être totalement convaincante. Ce tableau remarquable surtout par le superbe costume porté par le modèle, complète parfaitement la galerie de portraits rassemblée dans la salle Lesdiguières qui évoque ce que fut l'apparat d'une des grandes familles ducales de France au XVIIe siècle.

La liberté, l'Egalité sous l'égide de la Sagesse gouvernant les peuples

Jacques Réattu (1760-1833) 
1795 et 1816
Huile sur toile Inv. MRF D 2008-2
Dépôt du Musée Réattu, Arles

La grisaille peinte par Jacques Réattu en 1795, à l'imitation d'un bas-relief antique, fait partie d'un décor réalisé par le peintre arlésien pour l'ancienne église des Dominicains de Marseille, transformée en Temple de la Raison. Des dix grisailles prévues, seules huit ont été peintes et six sont conservées, toutes au Musée Réattu à Arles. Sous les traits de Minerve, à gauche, la Sagesse protège la Liberté et l'Égalité. Au centre, un couple montre à son enfant un écriteau, peut-être la Déclaration des Droits de l'Homme. À droite, une victoire ailée se retourne vers deux soldats. L'oeuvre est le premier élément du grand décor peint par Réattu à avoir fait l'objet d'une restauration complète. L'intervention a consisté à refixer la couche picturale pulvérulente et à apporter un maintien mécanique à la toile originale par une toile aveugle, afin de permettre la remise sur châssis. Dans un second temps, l'oeuvre, qui avait subi un dégât des eaux, a été décrassée, les auréoles ont été atténuées et les lacunes réintégrées.

Oeuvre restaurée au Centre interrégional de conservation et de restauration du patrimoine à Marseille par une équipe dirigée par David Prot sous la conduite de Claude Badet.

Louis XIV (1638-1715), roi de France (1643-1715)

Artiste français actif sous le règne de Louis XIV 
dernier quart du XVIIe siècle
Huile sur toile Inv. MRF. D 2006-5
Dépôt du Musée national du Château de Versailles

Le portrait de Louis XIV déposé par le Musée national du château de Versailles est un des rares exemples connus de transformation d'un portrait royal - ils furent en général détruits par les patriotes. Pendant la Révolution, le bâton de commandement tenu par le souverain a en effet été remplacé par un sabre dont la lame est ornée d'un bonnet phrygien et de l'inscription Tramblez tirant. L'intervention a porté sur le support, fragilisé par une déchirure diagonale suite à un accident. La couche picturale a été nettoyée, les repeints et jutages qui perturbaient la lisibilité de l'oeuvre ont été allégés, les lacunes mastiquées et réintégrées et l'oeuvre revernie.

Oeuvre restaurée au C2RMF-Versailles par Emmanuel Joyerot (support) et Lucia Giurguis (couche picturale).

Le massacre des Carmes

Attribué à Marie-Marc-Antoine Bilcocq (1775-1838)
vers 1820
Huile sur bois Inv. MRF 2007-4
Acquisition

Peint à la fin de la Restauration dans le contexte d'un courant ultra-réactionnaire, le tableau stigmatise la violence exercée durant les massacres de septembre 1792 à l'encontre des prêtres emprisonnés dans l'ancien couvent des Carmes de la rue de Vaugirard à Paris. L'intervention sur le support a consisté à recoller les fentes observées et à réviser le parquetage et l'encadrement. Dans un deuxième temps, après refixage de la matière en soulèvement, l'oeuvre a été décrassée, les lacunes mastiquées, intégrées et la couche picturale revernie.

Oeuvre restaurée au C2RMF-Versailles par Juliette Mertens (support) et Marielle Doyon-Crimail (couche picturale).

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Domaine de Vizille
Musée de la Révolution française

Place du Château
BP 1753 - 38220 Vizille

téléphone : 04 76 68 07 35
télécopie : 04 76 68 08 53
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