Bénigne Gagneraux (1756-1795) Le Génie des Arts
1789
Huile sur toile
Achat en 2010 avec le concours du FRAM Rhône-Alpes
Inv. MRF 2010-8
Lauréat du Prix de Rome des États de Bourgogne en1776, Gagneraux, originaire de Dijon, a passé toute sacarrière à Rome et à Florence. Peint à Rome en 1789, Le Génie des Arts est parfaitement représentatif de l'idéal artistique de l'époque. La figure nue du génie s'inspire de statues antiques romaines (Faune du Capitole, Rome ; Apollon sauroctone [tueur de lézard], Louvre) d'après des modèles attribués au mythique sculpteur grec Praxitèle. Chaque putto figure un art majeur : sculpture, dessin, architecture, auxquels le génie tenant le flambeau de l'esprit et une couronne de laurier montre le temple de la gloire. Ce tableau est un véritable manifeste du rôle prééminent de l'artiste dans la société.
William James Grant (1826-1866)
La Cocarde
Années 1860
Huile sur toile
Achat en 2010
Inv. MRF 2010-7
Le tableau représente Joséphine de Beauharnais (1763-1814) en deuil avec sa fille Hortense (1783-1837), dont l'attention est fixée par la cocarde tricolore accrochée au tricorne de leur mari et père Alexandre de Beauharnais (1760-1794), général républicain guillotiné en 1794.
Pierre-Paul Prud'hon (1758-1823) La Liberté
Vers 1792-1793
Plume et encre sur traits au crayon
Achat en 2010
Inv. MRF 2010-6
À quelques mois d'intervalle, deux dessins préparatoires de Prud'hon pour les gravures de Jacques-Louis Copia (1764-1799), La Liberté, L'Égalité et La Loi, dont ces deux artistes firent hommage au Comité d'Instruction publique le 2 mai 1794, sont apparus sur le marché de l'art. Le dessin de la Loi a été acquis en 2008. Le dessin de la Liberté présente de nombreuses variantes par rapport à la gravure de 1794, mais il faut souligner la présence du chat qui se retrouvera au pied de la même figure de la Liberté sur le dessin préparatoire et la gravure du Salon de 1798 (toujours Copia d'après Prud'hon) La Constitution française. L'Égalité. La Loi.
Anonyme
Vue de Vizille depuis Cornage
Vers 1850
Huile sur carton
Achat en 2010
Inv. MRF 2010-2
Une analyse comparative très poussée de plusieurs détails topographiques et architecturaux devrait permettre d'affiner la datation de cette vue de Vizille anonyme. D'après deux détails de ce qu'il est possible de voir du château, elle a été réalisée entre les deux incendies de l'édifice, en 1825 et en 1865.
Paul Huet (1803-1869)
Porte de la route d'Uriage, à Vizille
1858
Aquarelle mise au carreau
Achat en 2010
Inv. MRF 2010-1
Une galerie fut ouverte par Augustin Perier dans les années 1820 à travers l'éperon rocheux à l'extrémité duquel est construit le château de Vizille. Ce tunnel entre la vallée de Vaulnaveys et le bourg de Vizille, permettait au propriétaire du château de se défaire d'un droit de passage. Appelée aujourd'hui par les Vizillois « la voûte », cette nouvelle porte était une curiosité dont Paul Huet en 1858, lors de son séjour en Isère, fit un dessin qui lui servit plus tard pour un tableau exposé au Salon de 1864.
Anonyme
Paire d'appliques à motif de pique, bonnet phrygien et faisceau de licteur
Années 1950
Appliques à deux bras en fer et tôle peints
Achat en 2009
Inv. MRF 2009-7
Appliques décoratives créées probablement à l'époque de la Quatrième République dont deux présidents, Vincent Auriol et surtout René Coty, ont séjourné au château de Vizille. Les emblèmes républicains issus de la Révolution française sont adaptés de manière très classique avec une polychromie convenue.

Artiste originaire de l'Italie (Piémont ?) actif à la fin du XVIIIe siècle, Révolution en France dell'Année 1789.
Huile sur toile. Inv. MRF 2009-1 Achat avec le concours du FRAM Rhône-Alpes
Le climat d'insécurité et de violence de l'été 1789, appelé Grande peur, bien réel dans certaines régions de Francen mais vite maîtrisé, n'a pas oblitéré l'enthousiasme général soulevé par la prise de la Bastille. Cependant, les milieux conservateurs européens et même les premiers émigrés français avaient tout intérêt à en diffuser une image noircie dénonçant pêle-mêle la bourgeoisie, les francs-maçons, la populace, accusés d'être les auteurs d'une révolution anti-nobiliaire et anti-religieuse. Le roi et la reine dont les poignets sont liés par des chaîne font partie du cortège malgré eux.

Anonyme Honoré-Gabriel Riquetti, comte de Mirabeau (1749-1791) vers 1791.
Biscuit en porcelaine dure émaillée. Inv. MRF 2009-6
Mirabeau fut le premier « grand homme » de la Révolution dont le culte suscita une abondante production artistique et le premier à entrer au Panthéon. Après sa mort en avril 1791, de nombreux portraits sculptés et gravés furent offerts à la vente. Ce buste en biscuit et porcelaine dure émaillée a été fabriqué par la manufacture du 25 rue du faubourg Saint-Denis, ancienne manufacture du comte d'Artois.
Pierre-Paul Prud'hon (1758-1823) La loi vers 1792-1793
Pierre noire. Inv. MRF 2009-10
La Justice, assise, protégeant de son glaive une jeune fille agressée par un criminel, est le sujet du dessin définitif de Pierre-Paul Prud'hon (1758-1823) pour l'une des trois gravures de Jacques-Louis Copia (1764-1799), La Liberté, L'égalité et La Loi, dont les deux artistes firent hommage au Comité d'Instruction publique le 2 mai 1794. Le dessin de La Loi est gravé dans le même sens et sera repris en sens inverse dans la célèbre gravure
exposée en 1798 (toujours Copia d'après Prud'hon) intitulée La Constitution française. L'égalité. La Loi.
Jean-Baptiste Hilaire (1753-1822) Vue du Panthéon avec le char de la pompe-funèbre de Jean-Jacques Rousseau 1794.
Plume et encre noire, aquarelle et gouache sur papier. Inv. MRF 2009-11
Au lendemain de la mort de Mirabeau (2 avril 1791), l'Assemblée nationale décide de transformer l'église Sainte-Geneviève, oeuvre de Soufflot (1713-1780), en Panthéon pour recevoir la sépulture des grands hommes. Les 9, 10 et 11 octobre 1794, est organisé le transfert des cendres de Rousseau d'Ermenonville au Panthéon. Le dessin de Jean-Baptiste Hilaire offre une vue étonnante de la place vide et du char de la pompe funèbre abandonné au lendemain de la fête. Les petits métiers de Paris, porteuses d'eau et portefaix, animent le premier plan.
William Henry Fisk (1827-1884) Robespierre recevant des lettres d'amis de ses victimes menaçant de l'assassiner 1863.
Huile sur toile. Inv. MRF 2009-5 chat avec le concours du FRAM Rhône-Alpes
Exécuté avec beaucoup de finesse et de détails par William Henry Fisk, un préraphaélite tardif converti à la peinture d'histoire, le tableau surprend par son iconographie. La reconstitution de l'intérieur de Robespierre ne s'appuie sur aucun élément historique vraisemblable, tout est transposé dans un esprit britannique victorien qui peut faire sourire, mais restitue parfaitement la manière dont la Révolution et un de ses principaux personnages étaient perçus dans l'imaginaire anglais du milieu du XIXe siècle.
Domaine de Vizille
Musée de la Révolution française
Place du Château
BP 1753
38220 Vizille
Téléphone : 04 76 68 07 35
Courriel : musee.revolution@cg38.fr
www.domaine-vizille.fr
Entrée gratuite pour tous !