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les expositions temporaires

2018

Heurs et malheurs de Louis XVII, arrêt sur images

28 juin-1er octobre 2018

Mort en 1795, à l'âge de 10 ans, dans la prison du Temple, Louis XVII n'a jamais vraiment régné sur la France.
Si la destinée tragique du fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette continue d'échauffer l'imagination des amateurs de mystères historiques, elle a surtout inspiré de très nombreux artistes en France et dans le reste du monde entre la fin du XVIIIe et le début du XXème siècle. Aux premières représentations royalistes, qui tentent d'occulter les conditions de détention du jeune prince, succèdent les portraits doloristes de l'enfant martyr, victime expiatoire de la folie politique des adultes.

Tout en restant un sujet privilégié de l'iconographie contre-révolutionnaire, le sujet inspire de nombreux peintres romantiques attirés avant tout par la dimension spectaculaire de ce huis-clos carcéral. Dans toute l'Europe, des artistes peignent, gravent et sculptent la captivité de Louis XVII, érigée en archétype pictural de l'innocence corrompue.

Les débats qui accompagnent l'exposition contrariée du Capet lève-toi ! (1835) d'Émile Mascré, pièce maîtresse de cette production, témoignent de la puissance évocatrice de cette scène, que d'aucuns continuent de juger traumatisante.

Au moment du centenaire de la Révolution, en 1889, la représentation de Louis XVII en prison ne fait plus peur à la IIIème République et devient un lieu commun iconographique de l'histoire de France. Morceau de choix pour le grand-guignol, la scène devient un incontournable du musée Grévin, tandis que pièces de théâtre et films viennent animer les souffrances du jeune captif sous les yeux d'un public pour lequel ces images sont devenues très familières. Réunissant une cinquantaine d'œuvres, l'exposition entend revenir sur les différentes étapes de la constitution de cet archétype iconographique, des premières images produites sous la Révolution à l'entrée dans la culture de masse à l'aube du XXème siècle.

Cette exposition s'attachera à étudier la représentation de Louis XVII de la fin du XVIIIe siècle à son entrée dans la culture de masse à l'aube de notre siècle. La destinée tragique du fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette continue d'échauffer l'imagination et ce, au-delà de nos frontières, jusqu'au Japon. Les japonais friands de l'histoire de Marie-Antoinette, se sont ainsi approprié l'image de Louis XVII à travers les mangas comme il sera possible de le découvrir dans une section qui clôturera l'exposition.

Le commissariat scientifique est assuré par deux historiens et un historien d'art : Hélène Becquet (Lycée Carnot , Dijon), Paul Chopelin (Université Lyon 3, LARHRA et François de Vergnette, Université Lyon 3, LARHRA.

Le catalogue qui accompagne l'exposition est en vente à la boutique du musée !

 

 

2017

La splendeur des Lesdiguières, le Domaine de Vizille au XVIIe siècle

23 juin 2017-12 mars 2018

En référence à l'Assemblée de Vizille qui s'est tenue dans une salle du château le 21 juillet 1788, la création du Musée de la Révolution française dans ce lieu, insigne de l'histoire de l'ancienne province du Dauphiné et de  l'histoire de France, a été décidée en 1983 par son propriétaire, le Département de l'Isère. Depuis, dans ses missions, il revient naturellement au musée, en dehors de son thème principal, de mettre en valeur le Domaine départemental dans lequel il s'insère.
Paradoxalement, en regard de son importance historique, la création au XVIIe siècle de cet ensemble exceptionnel, monumental autant que paysager, n'a jamais été étudiée en détail jusqu'à présent.
Cette démarche de remise en lumière s'inscrit dans un projet culturel plus large autour de l'importance de l'héritage du XVIIe siècle en Dauphiné dans la mouvance de la plus influente famille aristocratique de ce temps. C'est dans cette perspective qu'avec d'autres musées du Département de l'Isère ainsi que l'Université de Grenoble, une ambitieuse saison Lesdiguières se déroule de l'été 2017 jusqu'en 2018.
À Vizille, site géographiquement propice à la surveillance d'un important passage alpin depuis l'Antiquité, on assiste à partir de 1600 à la transformation d'une forteresse médiévale déclassée en une grande demeure de plaisance au goût de l'époque avec des décors intérieurs somptueux, dans un écrin naturel tout à fait original incluant non seulement les dimensions d'agrément mais aussi des préoccupations économiques.

Initié par François de Bonne, dont la personnalité est particulièrement frappante, le domaine est parachevé par son petit-fils François de Créqui dans la seconde moitié du XVIIe siècle.
Cependant le destin ultérieur du château aux XIXe et XXe siècles a largement fait disparaître ou occulté ce que fut cette propriété au temps de sa splendeur, d'où la nécessité de restituer cette apogée.
L'exposition en s'appuyant sur les archives, l'iconographie, la cartographie, les traces archéologiques, l'existant, les objets d'art subsistants ou équivalents, se propose par une muséographie déambulatoire et dynamique de permettre au grand public qui fréquente le Domaine de Vizille de retrouver et comprendre ce patrimoine qui est le sien au-delà de son apparence et de ses fonctions contemporaines.
La muséographie de cette exposition fait le lien entre dedans et dehors. Elle est à la fois dans le parc et dans le musée.


Commissariat général de l‘exposition Alain Chevalier
Directeur du Musée de la Révolution française
Commissariat scientifique de l'exposition Anne Cayol-Gerin Historienne de l'architecture, Responsable du service du patrimoine culturel de l'Isère

 

2016

Figures de l'exil sous la Révolution
du 24 juin au 3 octobre 2016

 

 

 

 

 

 


2014

Détruire les emblèmes de la féodalité
La chaise à porteurs du château de Marsillargues (Hérault) Février à septembre 2011

Présentation temporaire, salle Lesdiguières

Avec l'abolition des distinctions de naissance puis de la monarchie, de nombreux décrets exigèrent la destruction des emblèmes de la féodalité. Les blasons ou armes,
sorte de logos familiaux qui caractérisent la noblesse furent buchés sur les édifices comme à Vizille à l'entrée du domaine (armes des ducs de Lesdiguières) ou dissimulés de différentes manières.

Le musée a l'opportunité de présenter pendant plusieurs mois dans la salle Lesdiguières une exceptionnelle chaise à porteurs provenant du château de Marsillargues (Hérault), récemment classée monument historique et restaurée sous la direction d'Arc-Nucléart (C.E.A. de Grenoble). La restauration a permis de mettre en évidence comment son décor armorié avait été dissimulé à l'époque révolutionnaire.

En partenariat avec la Commune de Marsillargues et les Amis du Musée Paul Pastre (musée municipal installé dans le château).

1984

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Le Domaine de Vizille
Musée de la Révolution française
est un service du Département
de l'Isère.

Le musée appartient au réseau
des dix musées départementaux.

Place du Château
BP 1753 - 38220 Vizille

téléphone : 04 76 68 07 35
télécopie : 04 76 68 08 53
courriel : musee-revolution@isere.fr